Les statues de l'église

Étape 8 sur 9 · Les œuvres

Les statues de l'église

Saint Jacques, saint Guirec, la Sainte Trinité…

Saints bretons, apôtres, figures de la Passion : les statues de l'église Saint-Jacques racontent l'histoire religieuse de Locquirec. Chaque notice est reprise des panneaux réalisés par l'association ; touchez une photo pour voir le panneau d'origine.

Notre-Dame de Bon Secours : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Notre-Dame de Bon Secours

Cet ensemble sculptural en haut-relief de bois polychrome représente l'Arbre de Jessé au centre. À droite et à gauche sont représentées six scènes de l'enfance de Jésus. Cet ouvrage que l'on appelle encore triptyque, bien qu'il n'en ait plus la fonction, date du 19ème siècle.

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Saint Jacques : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Jacques

Il s'agit de saint Jacques le Majeur. Dans les Évangiles il y a deux Jacques : le fils de Zébédée, dit Jacques le Majeur, et Jacques fils d'Alphée (Mt 4,21). Tous deux faisaient partie des « Douze ». Mais dans les Actes des apôtres il y a un autre Jacques, dénommé « le frère du Seigneur », qui était le chef de la première église chrétienne à Jérusalem. Saint Jacques était très vénéré à Locquirec : notre village était une étape vers Saint-Jacques-de-Compostelle pour les pèlerins qui venaient d'Irlande ou du Pays de Galles. L'église est connue sous le vocable de Saint Jacques. Cette statue nous montre saint Jacques vêtu en pèlerin, avec le bâton ou bourdon, la courge calebasse, le chapeau, la pèlerine et la coquille.

Saint Guirec ou Kireg : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Guirec ou Kireg

Guireg est un compagnon de Tugdual, l'un des membres de la grande vague d'émigration des peuples venus d'Outre-Manche, en l'occurrence du Pays de Galles. Guirec fut envoyé pour fonder un monastère à Lanmeur. Désireux de solitude, il s'installa au bout de la presqu'île, à l'embouchure du Douron, où il fonda un monastère. La solitude fut de courte durée : il se retira à Ploudaniel et mourut à Landerneau vers le milieu du 6ème siècle. Il fut enterré près de son monastère, en ce lieu qui devint Locquirec. Au 9ème siècle, devant l'invasion normande, les moines s'enfuirent avec leurs biens les plus précieux et les reliques de saint Guirec (d'après C.H.). Saint Guirec est représenté ici avec les attributs d'un évêque et non ceux d'un abbé. Cette statue a probablement été trouvée à la chapelle de Linguez et transférée à l'église Saint-Jacques (d'après A.N.).

La Sainte Trinité : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

La Sainte Trinité

Représentation ancienne de la sainte Trinité. Dieu le Père, coiffé d'une tiare sur laquelle est posée la colombe aux ailes étendues (l'Esprit Saint), présente son Fils crucifié dont la croix repose sur le globe terrestre. L'originalité vient de la présence de la croix du Christ. On appelle parfois ce type de représentation la « Trinité souffrante » ou encore « Trône de Grâce ». Ce serait une formule née en France au 12ème siècle (d'après C.H.). Le dogme de la Trinité a été élaboré durant les premiers siècles du christianisme ; elle est cependant très présente dans les Évangiles, au baptême de Jésus (Mt 3,16-17) et dans l'envoi des disciples « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19).

Saint Sébastien : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Sébastien

Statue ancienne en bois polychrome, tronquée aux genoux. Sébastien, soldat originaire de la Gaule, s'enrôle dans l'armée de Dioclétien. Converti au christianisme, il aide ses coreligionnaires emprisonnés et, pour ce fait, est condamné à mort. Attaché à une colonne, il fut percé de flèches et laissé pour mort. Guéri contre toute attente, il se rend au palais de Dioclétien pour proclamer sa foi. L'empereur ordonne alors de le rouer de coups de bâton jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il est représenté en jeune homme attaché à une colonne et percé de flèches (d'après C.H.). Son corps aurait été enterré au cimetière romain de la Voie Appienne (vers 300).

Sainte Anne : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Sainte Anne

C'est la mère de la Vierge Marie, l'épouse de Joachim. Son culte est répandu en Bretagne dont elle est la patronne (pardons de Sainte-Anne-la-Palud et de Sainte-Anne-d'Auray). Représentée le plus souvent avec la Vierge, lui apprenant à lire (la Bible) ou encore à coudre ; parfois avec la Vierge et l'enfant Jésus : les rares statues de ce type sont appelées « Sainte Anne trinitaire » (d'après C.H.). On ne sait rien d'Anne et de Joachim ; les récits les concernant proviennent de textes apocryphes, non reconnus comme canoniques. Ils sont très vénérés, surtout en Orient.

Saint Yves : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Yves

Yves Hélory, né en 1253 au manoir de Kermartin, près de Tréguier. Il fait des études de théologie et de droit, d'abord en Bretagne, puis à Paris et Orléans. Nommé « official » (représentant de l'évêque dans les tribunaux ecclésiastiques de Rennes et de Tréguier), il est ordonné prêtre en 1284, curé de Trédrez puis de Louannec, tout en demeurant juge ecclésiastique jusqu'en 1297. En 1298, il installe un asile dans le manoir de Kermartin. Il meurt le 19 mai 1303. Patron de la Bretagne avec sainte Anne. Ici, c'est le prêtre charitable en soutane noire et surplis blanc (d'après C.H.). Sa renommée est mondiale : en 1947, le 6e centenaire de sa canonisation attira à Tréguier, où la cathédrale garde son tombeau, une foule immense de pèlerins.

Saint Éloi : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Éloi

Né à la fin du 6ème siècle près de Limoges. D'abord maréchal-ferrant, puis orfèvre, maître des monnaies et conseiller du roi Clotaire II et de son successeur Dagobert. En 639, il décide de devenir prêtre et fut nommé évêque de Noyon. Prédicateur et fondateur de monastères, il meurt en 660. Représenté en orfèvre dans sa boutique ou en maréchal-ferrant avec l'enclume et le marteau, parfois en évêque, comme ici (d'après C.H.). Devenu l'un des saints les plus populaires du Moyen Âge, il reste le patron des métiers du métal, orfèvres et forgerons.

Saint Jean-Baptiste : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Jean-Baptiste

Fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth, cousine de Marie (voir la Visitation sur Notre-Dame de Bon Secours), sa naissance est annoncée par l'archange Gabriel (Luc 1). Il mène une vie d'ascèse au désert, puis baptise dans le Jourdain en annonçant la venue du Messie (Mt 3). Dernier des prophètes de l'Ancien Testament, il désigne Jésus comme « l'agneau de Dieu » (Jn 1,36) : c'est pourquoi on le représente avec une croix et un agneau.

Le Christ aux liens : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Le Christ aux liens

Cette statue représente un des épisodes de la Passion du Christ : coiffé d'une couronne d'épines et revêtu d'un manteau rouge royal, les mains liées, en signe de dérision. Parfois appelé Christ aux outrages ou « Ecce homo » (« Voici l'homme », en latin), rappelant l'expression sous laquelle il fut présenté à la foule par Pilate. Voir le récit en Matthieu 27,27-31.

Saint Jean l'Évangéliste : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Jean l'Évangéliste

Jean, fils de Zébédée, fut avec son frère Jacques (le Majeur) l'un des premiers disciples du Christ. Il est présent dans les grands événements de la vie publique de Jésus, notamment à la Transfiguration avec Pierre et Jacques. Est-ce lui le « disciple que Jésus aimait » ? Dans ce cas, ce serait lui qui aurait pris la mère de Jésus chez lui après la Passion (cf. Jean 19,25-27). C'est lui qui aurait écrit le 4ème évangile qui porte son nom. Est-ce lui qui a écrit l'Apocalypse ? La tradition le dit ; elle dit aussi qu'il serait mort très âgé. Durant le ministère de Jésus, c'était un tout jeune homme : c'est pour cela qu'on le représente toujours imberbe. Il est souvent présent sur les calvaires bretons, en particulier celui de l'enclos de Locquirec. Il est également sur la poutre de gloire.

Saint Christophe : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Christophe

Reprobus, géant, voulait servir l'homme le plus puissant de la terre. Ce fut d'abord le roi, qu'il quitta lorsqu'il s'aperçut qu'il avait peur du diable, puis le diable, qu'il quitta lorsqu'il s'aperçut qu'il avait peur de la croix du Christ. Un ermite lui conseilla alors de s'établir près d'une rivière pour aider les pauvres à la traverser : en servant les plus humbles, il servirait le Christ. Un jour, l'enfant qu'il portait se fit de plus en plus lourd : il avait l'impression de porter le monde ! L'enfant lui révéla qu'il était le Christ ; pour preuve, le bâton se couvrit de feuilles et de fruits. De ce jour, on l'appela Christophoros, « porteur du Christ ». Le passage de la rivière est une métaphore du voyage de la vie pour atteindre la Rédemption (d'après C.H.). Son culte est attesté au 5ème siècle en Bithynie. Statue contemporaine due au ciseau de l'abbé Jean Quentel.

Saint Antoine de Padoue : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Antoine de Padoue

Né à Lisbonne sous le nom de Fernando, contemporain de saint François d'Assise, il entre chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin puis chez les Frères mineurs, où il prend le nom d'Antoine. Prédicateur et théologien réputé, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges, et meurt d'épuisement à Padoue en 1231, à 36 ans. Docteur de l'Église, il est invoqué par la piété populaire pour retrouver les objets perdus.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Religieuse carmélite, entrée très jeune au couvent, décédée en 1897, canonisée en 1920. Thérèse Martin entre au Carmel de Lisieux à quinze ans, en 1888, et meurt de la tuberculose à 24 ans en promettant de faire tomber sur la terre « une pluie de roses ». Son culte s'est répandu très rapidement à la faveur de la guerre de 1914. Elle a été proclamée patronne des missions et docteur de l'Église en 1997 par Jean-Paul II.

Saint Joseph : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Saint Joseph

Joseph, époux de Marie, père nourricier de Jésus, descendant de la lignée de David. « C'était un juste » selon l'évangile de saint Matthieu (1,19). Les évangélistes ne nous ont conservé aucune de ses paroles. Charpentier de Nazareth, époux discret et fidèle, il accueille Marie, fuit en Égypte avec l'enfant et sa mère, puis l'élève à Nazareth. Les Orientaux honorent saint Joseph depuis toujours ; les Latins l'ont longtemps méconnu.

La Vierge à l'Enfant, roi du monde : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

La Vierge à l'Enfant, roi du monde

Les Vierges à l'Enfant placées sous le signe de la tendresse se multiplient à partir du 13ème siècle et connaissent une fortune immense jusqu'à aujourd'hui ; la Vierge nourrice ou au lait en est une variante mineure. Vierge debout tenant Jésus sur son bras gauche ; de l'autre main elle tient un sceptre doré. L'Enfant, roi du monde, tient le globe terrestre surmonté d'une croix dans la main gauche et, de la droite, fait le geste de bénédiction et d'autorité (trois doigts levés, symbole de la Trinité). Statue polychrome ancienne.

La poutre de gloire : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

La poutre de gloire

La poutre de gloire représente toujours le Christ en croix avec Marie et saint Jean, qui tous deux étaient au Calvaire (cf. Jn 19,25-27). Cette poutre a été posée en 1970 par Jean Quéré à l'instigation du chanoine Cotten, recteur à cette époque. La statue de la Vierge est moderne, œuvre de M. Le Jeune, de Plestin. Celle de saint Jean était probablement « un » saint Mélar avec sa robe de martyr.

Christ en croix : église Saint-Jacques de LocquirecVoir le panneau d'origine

Christ en croix

Ce qui reste du calvaire détruit pendant la Révolution a été retrouvé enfoui aux abords de l'église, puis est resté dans la cour du presbytère pendant de nombreuses années. C'est en 2006 que, grâce à l'initiative de 3A-RL, ce corps de Christ a été placé dans la nef de l'église. Il a depuis été déplacé : il est sur le mur de la travée du transept sud.